Obtenir le droit d’accéder à un statut de fonctionnaire pour toutes les AESH qui le souhaitent

Le ministre a annoncé sa volonté de mieux reconnaître les personnels AESH au travers de l'accès à un statut de fonctionnaire. Mais il ne l'envisage pas pour toutes et tous les AESH. Le chiffre évoqué est de 10 à 20% de la population actuelle d'AESH.

Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, limiter a priori l’accès au statut est inacceptable. Aussi, la CFDT exige que cette possibilité soit offerte à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent. En effet, depuis longtemps la CFDT porte la revendication d’un statut de fonctionnaire de catégorie B pour les AESH.

Pour autant, pour la CFDT, il ne faudrait pas toutefois le rendre systématique, car toutes et tous n’y auront pas forcément intérêt. C’est notamment le cas en termes de retraites.

En parallèle du statut de fonctionnaire les conditions des personnels sous statut contractuel doivent évoluer.

Faire du statut de fonctionnaire de catégorie B un droit pour toutes

La CFDT ne transigera pas sur ce point. Un statut de fonctionnaire doit exister pour les AESH : pour toutes les AESH qui le souhaitent. Il serait inacceptable de réserver cette possibilité à une part minime des AESH en poste actuellement.

C’est pourquoi la CFDT appelle à la mobilisation le 9 juin partout en France.

Avec un statut de fonctionnaire,

  • la rémunération doit être alignée sur celle de catégorie B,
  • le niveau de diplôme doit être considéré,
  • la formation doit être très fortement améliorée avant et après la prise de poste,
  • les conditions d’exercice doivent mieux être cadrées,
  • la mobilité doit être rendue possible etc.

Le droit d’option

Le droit d’option, c’est la possibilité pour chacune d’inscrire l’accès au statut de fonctionnaire dans son parcours professionnel… ou pas. La CFDT revendique donc le droit de choisir en fonction de sa situation.

Car, malheureusement, le système de retraite actuel, défavorise fortement celles et ceux qui sont poly-pensionnés, c’est-à-dire les agents qui, au cours de leur carrière, ont cotisé à des caisses de retraites différentes. C’est le cas lorsqu’on a travaillé à la fois dans le public et dans le privé sur des parties importantes de la carrière. Les conditions du reclassement à l’entrée dans la carrière de fonctionnaire sont d’ailleurs essentielles dans ce qui est à considérer.

Ce droit d’option est ce qui a été négocié par la CFDT lors de la fonctionnarisation des personnels des CROUS, qui ont pu alors choisir entre rester au statut de Personnels Ouvrier de CROUS (contractuel) ou d’intégrer la filière ITRF de l’ESR.

Ces deux axes sont ce que portera la CFDT dans les discussions qui s’ouvrent. Regarder le réel des situations pour en faire des propositions qui améliorent la situation des personnels et du service public est notre boussole.