Risques climatiques : moins de recommandations et plus d’action !

Le 30 janvier se tenait le groupe de travail académique sur la gestion des risques climatiques dans l'académie. L'occasion, suite au chaos gestionnel de l'épisode neige/verglas du début d'année, de poser des questions... qui sont restées en suspens.

La question des risques climatiques enfin prise en compte, mais sans plus

Depuis le temps et les remontées, la question des risques liés aux changements climatiques commence à être davantage prise en compte. Mais cela reste encore très superficiel.

L’étalement des examens du DNB, qui seront cette année sur trois jours (mesure nationale), est là pour attester une prise en compte des risques caniculaires dans les établissements mais on ne peut s’en contenter.

Car pour tout le reste, l’académie ne s’en tient qu’à des recommandations générales qui sont, dans le texte, assez vagues et ne permettent pas réellement de voir clair sur les conduites à tenir. Et c’est un véritable problème car trop souvent il y a d’importantes disparités de gestion entre les établissements, voire même parfois, des inégalité de traitement entre les agents d’un même EPLE.

Des questions restées en suspens

Parmi les questions pratiques, très peu ont trouvé une réponse mais il va falloir les traiter. Car les épisodes de risques climatiques s’accentuent à mesure des années. Mais il faudrait peut-être dans ce cas se pencher sérieusement sur les interrogations souvent posées et qui n’ont toujours pas de réponses. Celles-ci sont souvent remise au destin du DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) que chaque établissement a l’obligation de construire. Or, pour s’emparer de cet outil, il faudrait également une circulaire claire de l’académie qui oblige les établissements à le co-réaliser localement entre équipes.

Le bâti scolaire, une question qui coince

Devoir faire face aux risques climatiques implique nécessairement de penser la question du bâti scolaire. Mais dans ce cas, on s’en remet à la bonne volonté et aux moyens des collectivités locales. Mais là encore la disparité est trop importante d’une communauté de rattachement à une autre et l’on risque de voir s’aggraver les inégalités sociales face à ces dangers. Il faut donc une volonté politique forte pour pouvoir changer les choses.

Les revendications de la CFDT Education

Nous demandons clairement :

  • que la réalisation des DUERP – qui sont obligatoires – soit exigée par les services académiques mais que cette réalisation soit accompagnée par des moyens et du temps pour les chefs d’établissements ;
  • qu’on laisse une plus grande autonomie aux directeurs et directrices d’école pour gérer les fermetures de leurs établissements en cas de graves intempéries en collaboration avec la collectivité locale ;
  • qu’on systématise le droit au télétravail pour les personnels administratifs en cas de risques climatiques ;
  • qu’une circulaire académique fixe des seuils de température minimale et maximale – puisque la loi ne le fait pas – à partir desquels est rendu dangereux l’accueil d’élèves et de personnels dans les établissements du Nord et du Pas-de-Calais ;
  • qu’une circulaire arrête des règles concernant les absences pour risques climatiques et mette fin à l’absurdité pour des agents, dont l’établissement est fermé exceptionnellement, de devoir rattraper les heures non travaillées, ces personnels étant souvent des Assistants d’Education, qui ont déjà une charge mensuelle de 40 heures + les heures administratives dues.

Si vous souhaitez mettre en place des actions dans votre établissement ou votre administration, contactez nous.