Le CSA Ministériel a eu lieu le 17 janvier. Les annonces sont tombées pour notre académie. Encore beaucoup de suppressions de postes à la rentrée !
Suppression de 317 postes dans le premier et second degré !
La rectrice de l’académie de Lille, Valérie Cabuil, a annoncé au sujet de la rentrée 2025 la suppression de 302 postes d’enseignants dans le premier et le second degré.
Dans le détail, le primaire verra la suppression de 127 postes.
Concernant le second degré, 106 postes seront supprimés dans les collèges et 69 dans les lycées d’enseignement général et technologique, 8 postes dans les EREA, suppression de 7 postes administratifs et d’un poste de personnel de direction. En contrepartie, l’académie annonce la création de 124 emplois dans les lycées professionnels, car la mise en place de l’alternance provoque une plus forte attractivité.
Pour justifier ces suppressions, le rectorat évoque une situation démographique en baisse. En effet, environ 8000 élèves de moins sont attendus dans les écoles maternelles et élémentaires. Dans les collèges et lycées, ce sont environ 1500 élèves en moins qui sont prévus.
Le CSA du lundi 28 janvier a été boycotté par certaines organisations syndicales. La CFDT Éducation Formation Recherche Publique ne s’y est pas associée car le boycott ne fait que reporter le problème et ne donne pas de moyens supplémentaires. Dans l’intérêt des collègues des services administratifs du rectorat pour qui le resserrement du calendrier est source de stress au travail. Dans l’intérêt des collègues enseignant.es, elle a voulu siéger afin que les informations puissent être transmises aux établissements et que les collègues puissent réagir et travailler sur les TRMD.
Il faut profiter de la baisse démographique pour améliorer les conditions de travail, baisser les effectifs par classe, donner à toutes et tous de bonnes conditions pour étudier et travailler !
Pour la CFDT, demandeuse auprès du ministère de négociations sur la qualité de vie au travail, la baisse démographique doit être une vraie chance à saisir afin de rendre plus attractifs nos métiers en améliorant nettement les conditions de travail, à commencer par les effectifs par classe qui sont parmi les plus élevés en Europe.
Un grand chantier -avec les moyens afférant- doit aussi être ouvert autour de l’inclusion, afin qu’elle devienne une vraie richesse pour toutes et tous. Nos revendications.
Des situations qui vont devenir intenables dans certains établissements !
Plusieurs établissements vont connaître pour la seconde année successive le seuil maximal de perte d’heures dans leur dotation. Alors même que dans les collèges, il est demandé de renouveler les groupes de besoins en 6ème et 5ème en français et mathématiques et qu’une heure de soutien en mathématiques ou français soit mise en place en 4ème et en 3ème. Or l’abondement de la dotation est fonction des résultats des évaluations en 6ème et en 4ème. Ce qui signifie que les besoins en heures augmentent sans avoir l’équivalent dans la dotation.
Le choc des savoirs
Jusqu’à aujourd’hui, le Conseil d’état, saisi par la CFDT Education Formation Recherche Publiques, a statué sur l‘abandon de la mesure de la mise en place de groupes de besoins en 6ème et 5ème au 5 juillet 2025. Toutefois le gouvernement travaille à écrire le décret du premier ministre qui ne sera plus attaquable, afin de maintenir le dispositif sur l’année 2025-2026 et en faire un bilan.
La CFDT appelle les collègues en Conseil d’Administration à faire voter un voeu qui permet de faire travailler les élèves dans des groupes hétérogènes (car leur besoin peut très bien être l’hétérogénéité des groupes).
Comment agir dans les établissements ?
En organisant des Heures d’Informations Syndicales (HIS)
La CFDT vous accompagne pour animer des Heures d’informations Syndicales dans vos établissements. C’est vraiment le moment opportun de se saisir de ce droit syndical. Pour le second degré, contactez nous à lille.2nd@sgen.cfdt.fr
Les HIS actuellement programmées:
- le 27/01 au lycée de Condé sur l’Escaut à 8h ;
- le 30/1 au collège Eisen à Valenciennes à 8h ;
- le 31/01 au collège de Pernes
- le 3/02 au collège de Quiévrechain à 8h ;
- le 3/02 au collège de Lumbres à 11h30 ;
- le 4/02 au collège d’Anzin à 11h ;
- le 6/02 au collège de Beuvrages à 11h ;
- le 6/02 au LP La Peupleraie de Sallaumines
- le 7/02 ; au collège de Divion à 11h
En agissant au sein des Conseils d’Administrations
Le Conseil Pédagogique et le Conseil d’Administration ont tout leur rôle dans cette période. Faire voter un voeu lors du conseil d’administration rend visible le mécontentement et pourra être avancé comme argument lors d’actions ultérieures (car il est voté). S’assurer d’avoir la majorité pour sinon proposer une motion. N’hésitez pas à la transférer à la CFDT qui peut aussi relayer aux services par la voie syndicale.Associer les élèves et les représentants des collectivités , n’hésitez pas à demander une suspension de séance pour discuter entre personnes élues.
Quel vote faire sur la répartition de la DGH ? On ne vote pas le montant global de l’enveloppe, mais la façon dont elle est répartie. Le vote contre est utile en cas de proposition alternative.
Le soutien des parents d’élèves est nécessaire pour toute action : ce sont aussi des électeurs. On peut transformer aussi le voeu en carte-pétition à leur faire signer et à renvoyer à l’inspection académique ou au rectorat.
Mais on peut aussi…
Demander une audience auprès du recteur ou des DASEN peut aboutir à un abondement d’heures, mais il faut prévoir des parents dans la délégation.
Manifester, poser des banderoles devant l’établissement, faire un communiqué de presse, faire venir les média.
Faire grève : un préavis de grève est obligatoire, à déposer 8 jours avant.
Collège mort : cela doit être à l’origine des parents d’élèves et non pas des enseignants. Ceux-ci doivent être dans l’établissement à leurs horaires de cours pour ne pas se voir retirer un trentième du salaire.
Et au niveau national ?